S01E07 – De l’entrepreneuriat 2.0 : les faits par Sébastien

by | Économie et Gestion

L’autre jour j’étais interpellé par BPI France qui cherchait à relayer, au travers de mon blog et des réseaux sociaux, des travaux qu’ils avaient réalisés avec la commission européenne pour aider les startups à se développer en Europe. Ainsi, voici quelques chiffres que j’ai noté de cette étude :
• 60% des exportations françaises se font avec les pays de l’UE
• 15% des Européens achètent en ligne dans un autre pays de l’UE
• 7% des PME vendent en ligne à l’international

Il faut savoir que l’Union Européenne (UE) constitue le plus grand marché mondial, où circulent librement marchandises, services et capitaux.

Si on cherche à aller au-delà des frontières européennes, il existe des structures comme Business France, qui est un opérateur public national au service de l’internationalisation de l’économie française. Il est donc là pour aider les entreprises françaises à se développer au niveau mondial en leur apportant du support aussi bien sur de l’information, de l’aide à la communication ou à la prospection, ou bien dans la recherche de partenaires ou de financement.

Bref, il n’a jamais été aussi facile de monter sa société et de se lancer à l’international, et encore plus pour un entrepreneur à l’ère du numérique. Les technologies et les outils sont maintenant matures pour permettre à n’importe quel business digital de se lancer directement au niveau mondial, ou à minima sur plusieurs pays dès le démarrage. En tout cas, nombreux sont les secteurs dans lesquels penser « worldwide » est simple, où finalement le seul problème est celui de la scalabilité du modèle et les enjeux liés à la localisation de la maison mère.

D’ailleurs, c’est bien pour cela que l’on voit depuis plusieurs années des startups françaises partir directement lancer leur business à l’étranger. Avec par exemple dans la Silicon Valley des programmes d’accompagnement comme The Refiners qui accompagne des startupers français à se lancer là-bas. Il est même possible aujourd’hui de lancer son activité dans certains pays d’Europe comme l’Estonie, dont nous parlerons aujourd’hui, sans même bouger de son salon. J’ai en tête l’excellent Tim Ferris dont je recommande le blog et son livre « La semaine de 4 heures » dans lequel il explique comment il a monté un business totalement en ligne qu’il peut exécuter de partout dans le monde et qui ne lui prend que 4 heures par semaine !

Mais la question qui revient souvent lorsqu’on parle d’international en France n’est pas liée aux moyens dont on dispose pour se lancer mais plutôt « Ne manque-t-on pas d’ambition en France pour se lancer dans une entreprise mondiale ? »

Sébastien Bourguignon