S01E05 – Du tourisme 2.0 : les faits par Sébastien

by Sports et Loisirs

Internet en 2017, plus d’un tiers du trafic des sites de réservation en ligne se fait par un smartphone ou une tablette. Selon la FEVAD (la Fédération du E-commerce et de la Vente à Distance) en 2016, l’achat de voyage en ligne a représenté plus de 20 milliards d’euros sur un total de 72 milliards d’euros tous secteurs confondus. Le e-tourisme est donc le premier secteur du e-commerce en France !

Mais est-ce que vous vous rappelez quand tout cela a explosé ?

Pour remettre les choses dans leur contexte, je vous propose un petit récap’ pour ceux qui auraient manqué quelques épisodes :
• Le géant AirBnB a été créé en août 2008.
• La plateforme de rating Tripadvisor a été créée en février 2000.
• Le site de réservation d’hôtel Booking.com (une startup néerlandaise) date quant à lui de 1996 !
• Le comparateur Kayak.com date de 2004.
• En France, le voyage-prive.com a été créé en 2006.


Donc finalement, l’e-tourisme ne date pas d’hier sans compter sur tous les opérateurs spécialisés (pure player comme on dit) ou ceux qui s’y sont mis sur le tard bien obligés de suivre la tendance sous peine de se voir uberiser.

Dans une autre catégorie, les compagnies low-cost se sont démultipliées rendant accessibles les voyages à toute une catégorie de la population qui peut maintenant trouver, en cumulant avec les plateformes précédentes, un voyage à l’autre bout du monde pour quelques centaines d’euros ce qui était impensable à une époque que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître.

Alors, voyager pas cher et facilement, c’est bien, mais dans quelles conditions ? Certaines destinations sont devenues de véritables usines à touristes où l’on ne profite même plus des qualités initiales de la destination.

Il y a peu, et David le sait d’autant plus que nous en avons beaucoup discuté et qu’il m’a beaucoup conseillé à ce propos, je partais passer huit jours de rêves dans un endroit paradisiaque de l’océan Indien, l’île Maurice. Eh bien, même là-bas, le tourisme de masse a fait son œuvre; certaines zones sont par exemple blindées de touristes qui veulent faire un plongeon avec les dauphins. Ce n’est plus une activité exceptionnelle, c’est devenu totalement industriel et cela perturbe leur écosystème – une pratique à laquelle je ne me suis donc pas essayé pour ne pas participer à cette gabegie.

Alors le tourisme à l’ère du digital est-il forcément synonyme de démarche industrielle ou bien peut-on imaginer un futur du tourisme plus respectueux et plus durable ?

Sébastien Bourguignon